L’homme nouveau. Cliquez sur le lien et vous verrez.

Posté par vmozo4328 le 13 avril 2016

 

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Castro vs Batista, ignorance ou mauvaise foi ?

Posté par vmozo4328 le 12 avril 2016

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« L’ignorance tue les peuples », disait José Martí, le plus grand des patriotes cubains. Cette phrase résonne sans cesse dans ma tête quand je lis et j’entends ce qu’on raconte sur Cuba, surtout avant et après la visite historique du président Barak Obama dans ce pays. Mais est-ce vraiment de l’ignorance ou de la mauvaise foi? La question se pose. Surtout quand cela vient de certains journalistes qui, à une époque, ne se cachaient pas pour critiquer le régime des frères Castro.

Il y a à peine quelques jours, Cuba, à la radio comme à la télévision, était un thème d’actualité. Pour un Cubain comme moi qui suit ce qui se passe dans son pays d’origine depuis des années, il y a des choses qui peuvent être acceptables venant de la part d’un journaliste. Je comprends que couvrir des événements à Cuba n’est pas chose facile. Il doit se plier aux règles et surtout ne pas franchir une certaine ligne s’il veut retourner dans ce pays.

Mais, à mon humble avis, une fois revenu ici, le journaliste se doit d’être juste dans ses propos, d’être impartial. Le journaliste ne doit surtout pas fausser l’histoire. C’est exactement ce qui s’est passé dans l’émission diffusée à la radio de Radio-Canada, Samedi et rien d’autre, le 12 mars dernier. Invité à l’émission de Joël Le Bigot pour commenter la visite d’Obama à Cuba, le journaliste Jean-Michel Leprince, faisant un peu l’histoire de Cuba, avait mentionné, en parlant de la dictature de Fulgencio Batista (1952-1958), qu’elle avait été plus violente que ce que les révolutionnaires de Fidel Castro avaient pu être. Comme vous pouvez l’imaginer, j’ai bondi de sur ma chaise en entendant cela.

Il faudrait peut-être rappeler à ces journalistes cette malheureuse phrase prononcée par nul autre que l’icône de la gauche, Ernesto Ché Guevara, à l’ONU en 1964: « Nous avons fusillé, nous fusillons et nous continuerons à fusiller tant que cela sera nécessaire. Notre lutte est une lutte à mort. » Une phrase qui définit tout. Quand les révolutionnaires sont arrivés au pouvoir à Cuba, les fusillés, messieurs les journalistes, se comptaient par centaines. Seulement en 1959 on calcule 954 personnes fusillées. Ajoutons à cela les milliers de prisonniers politiques et les milliers de jeunes (dont je suis) et moins jeunes emmenés dans des camps de travaux forcés, appelés UMAP (Unités militaires d’aide à la production), où l’on nous faisait travailler comme des esclaves. On y retrouvait entre autres des homosexuels, des catholiques, des Témoins de Jéhovah, des adventistes, pour ne citer que ceux-là; la liste serait longue. Dans ces camps, il y a eu des morts, des blessés, des suicidés. Elle était belle, cette révolution, n’est-ce pas? Et surtout bien pacifique! Toute cette souffrance pour flatter l’ego d’un seul homme dont la devise était de créer l’Homme Nouveau. « La haine comme facteur de lutte; la haine intransigeante de l’ennemi, qui pousse au-delà des limites naturelles de l’être humain et en fait une efficace, violente, sélective et froide machine à tuer,» disait aussi le Ché.

Mais ce n’est pas tout. Il ne faut pas oublier ceux et celles qui sont morts en fuyant le pays sur des radeaux de fortune, devenant ainsi la proie des requins au beau milieu de l’océan; ceux et celles dont les embarcations ont été attaquées par les troupes du ministère de l’Intérieur et dont les occupants ont été massacrés. Encore des milliers de morts! La longue liste des personnes qui se sont suicidées ou qui sont tombées dans la démence parce qu’elles ont tout perdu est à tenir en compte aussi. Mais attention, je parle de gens simples, pas de grands propriétaires terriens ou des classes aisées. Des milliers, messieurs les journalistes, des milliers! Et même si on ne fusille plus, une grande partie de la jeunesse, noire de surcroît, se retrouve en prison. L’Homme Nouveau, après
57 ans de révolution, se retrouve en prison ou veut quitter le pays! Tout est bien documenté, il s’agit de chercher.

Comparez maintenant les deux dictatures, si vous le voulez. Batista, tout sanguinaire qu’il aurait été, restera un enfant de chœur comparé à Fidel Castro. L’histoire de la révolution cubaine selon les Castro est malheureusement riche en événements très tristes. Les révolutionnaires tuaient déjà des innocents avant 1959, mais personne ne veut le voir. Le mythe de cette belle révolution continue. La propagande au coût de millions de dollars depuis 57 ans a fait son effet. Pauvre Martí, l’ignorance continue à faire des siennes, à moins que ce soit de la mauvaise foi? Ce n’est qu’une histoire à suivre.

 

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La perreta de Fidel Castro

Posté par vmozo4328 le 4 avril 2016

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 Commençons par expliquer la signification de perreta pour que vous puissiez mieux comprendre. Perreta est un terme très cubain pour décrire l’enfant qui ne veut en faire qu’à sa tête et qui soudainement se met à crier, à se rouler par terre, à donner des coups de pieds parce que c’est lui qui a raison et non ses parents. Nous, les parents, sommes tous passés par là à un moment ou à un autre de notre vie. À Cuba, la plupart du temps, tout rentre dans l’ordre quand on hausse le ton.

Alors, la visite récente de Barak Obama à Cuba et surtout son discours, qui a fait des vagues parmi la population cubaine, ont provoqué chez Fidel Castro une perreta magistrale, aussi historique, dirais-je, que le discours du président américain. Eh oui, ce personnage autrefois tout-puissant, qui n’a jamais toléré qu’on le contrarie, a dû se tordre de rage dans son fauteuil roulant quand il a écouté le discours d’Obama. Sieur Castro a donc fait sa perreta. Pour montrer son désaccord, comme il ne peut plus agiter son index devant les foules obligées de l’écouter, il a écrit – ou, que sais-je, peut-être l’a-t-il dicté –, un mauvais pamphlet qui a été publié dans le quotidien « Granma ». Sieur Castro, dont l’incohérence ne fait qu’augmenter à chacun de ses écrits, a voulu verser son venin. Sauf que cette fois-ci, personne ou presque ne l’écoute ou le lit. Et si on le lit, c’est pour se rendre compte qu’il vit plus dans un autre monde que dans la vraie vie, dans le passé que dans le présent et que son ego le tue à petit feu. Castro, si proche de la tombe et si loin de la réalité.

Sieur Castro disait dans son pamphlet que le peuple cubain n’a besoin de rien, qu’il est capable de tout produire, que le président Obama peut se garder son cadeau. Sauf que de la part d’Obama, il n’a jamais été question de cadeau. Concernant la capacité de production des Cubains, si elle est si bonne, pourquoi alors la levée de l’embargo est-elle si importante? M. Castro, vous parlez toujours au nom du peuple sans jamais lui demander son opinion. Sachez donc que si vous, votre famille et la clique qui vous suit depuis janvier 1959 ne manquez de rien, le peuple, lui, a besoin de pas mal de choses et s’il survit, c’est en partie grâce aux cadeaux que leur envoient les Cubains qui vivent précisément dans la patrie de ce président que vous osez critiquer. On pourrait conclure, après avoir fait un grand effort pour vous lire, que si la connerie et la stupidité pouvaient se mesurer, vous auriez battu tous les records.

On peut être d’accord ou non avec la visite d’Obama dans l’île, mais une chose est certaine, pour une fois, les Cubains sont unanimes, vous n’êtes plus rien! Alors, continuez votre perreta. Je vous en souhaite bien d’autres jusqu’à ce que mort s’ensuive.

 

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Article publié aujoud’hui dans le journal Le Devoir

Posté par vmozo4328 le 30 mars 2016

VISITE D’OBAMA

La balle est dans le camp des Cubains

30 mars 2016 | Victor Mozo - Exilé cubain, traducteur à la retraite, Saint-Jean-de-MathaÉtats-Unis
Le président américain Barack Obama et le commandant-président Raúl Castro ont partagé plusieurs moments la semaine dernière à Cuba.
Photo: Pablo Martinez Monsivais Associated PressLe président américain Barack Obama et le commandant-président Raúl Castro ont partagé plusieurs moments la semaine dernière à Cuba.

La récente visite du président Barack Obama à Cuba a été qualifiée, avec raison, d’historique. De plus, son discours devant des invités triés sur le volet et le commandant-président Raúl Castro accompagné de ses plus proches collaborateurs, en plus de passer à l’histoire, a pu toucher directement presque tous les Cubains puisque le gouvernement en place, qui contrôle tous les médias du pays, leur a donné la permission de diffuser le discours. Par contre, il n’a fallu que quelques heures après le départ d’Obama pour que la machine de propagande castriste critique l’illustre visiteur et surtout son discours. Fidel Castro lui-même vient de publier un article qui dit entre autres, et je cite : « Nous n’avons pas besoin que l’impérialisme nous fasse cadeau de quoi que ce soit. » Pour lui, la confrontation vaut plus que la réconciliation, et le passé est plus acceptable que ce qui s’annonce pour l’avenir. En fait, le discours d’Obama, qui avait démonté en l’espace d’une demi-heure une vieille rhétorique rigide et agressive et ouvert de ce fait la porte à une politique de la main tendue, a soulevé tout un branle-bas de combat médiatique.

Par ailleurs, si on se fie aux commentaires des Cubains dans l’île et même à ceux des plus récalcitrants de Floride, le discours d’Obama a laissé de bonnes traces. Habitués à entendre depuis des décennies des discours hostiles aux Américains, les Cubains se retrouvaient devant un chef d’État qui leur adressait la parole et qui n’avait pas peur de dire ce qu’il était venu dire, un homme charismatique au sourire facile face à une nomenklatura devenue plus que fade avec les années. Le peuple cubain a su l’apprécier. Son allure décontractée faisait ombre à ceux qui dirigent d’une main de fer les destins de leur pays depuis presque 58 ans.

 Si la visite a commencé sous la pluie et sans Raúl Castro pour l’accueillir, les Cubains ont pu voir le premier président noir des États-Unis tenant lui-même son parapluie, comme l’ont fait sa femme et ses filles. Tout un symbole de simplicité. Les Cubains sont friands de symboles. Et ils ont senti le vent tourner. Ce ne sera plus comme avant, même si la propagande castriste essaie de dire le contraire.

 «Sí se puede»

 Je suis sûr que si le président Obama avait été reçu comme les dirigeants cubains ont reçu par le passé les Kadhafi, Chávez et autres dirigeants de cette gauche populiste, le peuple aurait été présent pour l’acclamer. Cependant, son arrivée a été soigneusement planifiée pour qu’il ait le moins de contact possible avec la population. Mais peu importe, la population a compris : son lien avec les États-Unis n’en est pas qu’un de confrontation ou d’agressivité. Une grande partie des Cubains de l’île ont de la famille aux États-Unis et celle-ci les aide à vivre et à survivre. Il y a plus d’amour que de haine. La preuve la plus vivante de cela sont ces jeunes qui rêvent toujours de quitter l’île pour aller vivre aux États-Unis.

 J’ai vu un avant et un après. J’ai vu aussi le commandant-président Raúl Castro sortir de ses gonds quand un journaliste lui a demandé s’il y avait des prisonniers politiques à Cuba. Il bafouillait, faisant semblant de ne pas comprendre pour finalement donner une réponse digne d’un seigneur féodal. Pourtant, monsieur le commandant-président ne répond jamais aux journalistes étrangers à moins de connaître d’avance les questions qu’on va lui poser.

On se perd en conjectures depuis le rétablissement des relations entre les États-Unis et Cuba. Par exemple, on évoque une invasion américaine par les McDonald’s et autres Burger King. La mainmise impérialiste, quoi ! Mais on oublie que le capitalisme est aussi français, italien, canadien, et que tout le monde veut avoir sa part du butin. Or, il n’y a pas de syndicats encombrants à Cuba. Donc peu de droits à respecter et une main-d’oeuvre bien formée et soumise. Un point qu’a évoqué le président Obama dans son discours quand il a dit : « Un travailleur devrait obtenir un emploi en traitant directement avec les entreprises qui investissent à Cuba. […] La prospérité dépend de l’éducation, de la santé et de la protection de l’environnement. Mais elle dépend aussi de la circulation libre et ouverte des idées. »

 Même si tous ses problèmes quotidiens sont loin d’être résolus, le peuple cubain gardera l’image d’un président américain souriant, capable de faire des blagues, venu avec sa famille et saluant ceux et celles qu’il pouvait, comparé à un commandant octogénaire toujours prêt à se bagarrer à la moindre contradiction. Merci donc, Monsieur le Président Obama, bon boulot. La balle est maintenant dans le camp des Cubains. Et comme vous dites : « Sí se puede. »

Le président américain Barack Obama et le commandant-président Raúl Castro ont partagé plusieurs moments la semaine dernière à Cuba.Le président américain Barack Obama et sa famille à sa sortie de l'avion à La Havane, le 20 mars dernier

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