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La sourde oreille

Posté par vmozo4328 le 2 octobre 2009

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Selon certains médias locaux de Cuba, l’actuel ministre de l’Informatique et des Communications du pays, le commandant Ramiro Valdés, ancien ministre de l’Intérieur et un des principaux artisans de la répression à Cuba, vient de déclarer aux Cubains « qu’il ne faut plus attendre que l’État vienne résoudre tous leurs problèmes. » « Tout le monde doit travailler, tous doivent apporter quelque chose, des solutions, des idées… » Je me demande alors, qu’est-ce que le peuple cubain a fait durant ces 50 dernières années ? 

Pour le commandant Valdés, dire tout cela est très facile : confortablement installé dans une grosse maison -  propriété probablement d’un ancien bourgeois -, on peut bien faire des discours. Cela fait longtemps qu’il ne vit pas de la sueur de son front. Le commandant ne vit pas non plus avec une carte de rationnement et il n’a pas à faire la queue pour voir un médecin dans un hôpital délabré. 

Tout cela devient pathétique. Le commandant Valdés, 77 ans, fait partie de la gérontocratie qui gouverne Cuba. Il a été un des premiers à créer cette sorte d’État paternaliste qui promettait des châteaux en Espagne et une vie toujours meilleure à ses concitoyens. Il suffit de se rappeler que quand il était ministre de l’Intérieur, il était aussi un des promoteurs de la méfiance et de la délation. Il a donc aidé à créer des gens soumis qui attendent la rédemption par le sacrifice. C’est très facile de dire « arrangez-vous », maintenant. 

Il a demandé aussi aux Cubains « de bien travailler, avec des résultats et de l’efficacité ». Mais tout ce que le gouvernement offre aux paysans pour travailler la terre, c’est des bœufs, car il n’y pas d’argent pour acheter des tracteurs (et cela, ce n’est qu’un exemple). Pourtant, de l’argent, il y en a pour acheter des armes et pour maintenir le train de vie des dirigeants comme lui. 

Presque 51 ans plus tard, la révolution continue à chercher la solution à tous les problèmes dans la théorie, les discours de Raúl s’ajoutant maintenant aux réflexions de Fidel. On doit les analyser, les étudier, les débattre. Comme si dans semblable cocktail se trouvait la solution. Les gens en débattent, certaines langues se délient et les plaintes affleurent certes, mais au final, il ne se passe rien, car rien n’est réglé. En fin de compte, ministres et vice-ministres veulent que tout continue comme avant. Ils vivent bien, ils voyagent et ils ne manquent de rien. Belle façon de se sacrifier pour le peuple ! 

Les Cubains sont las d’attendre et de ne jamais voir les résultats. Le commandant Valdés sait aussi que la réponse est ailleurs et elle s’appelle liberté. Tant que lui et ses camarades dirigeants continueront de faire la sourde oreille à cet appel, la situation ne fera qu’empirer.  

Comme le mentionne si bien le journaliste indépendant José Hugo Fernández, dans un article publié sur Cubanet le 29 septembre : « Comment ce régime, avec ses dirigeants et son parti unique, qui a créé la débâcle dans laquelle on vit, arrivera nous faire croire qu’il va redresser ce qu’il a lui-même tordu pendant un demi siècle ? » 

Victor Mozo ©

Publié dans Amérique latine, Cuba, Politique | 1 Commentaire »

 

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