Qui a peur de Yoani Sánchez ?

Posté par vmozo4328 le 14 octobre 2009

                                                                        yoanisancheztime.jpgPhoto TIME

Elle a une très belle plume, Yoani. Plus, je dirais que sa plume transperce, va au fond des choses, décrit avec une justesse inégalée, par le biais d’une écriture tranquille, sans haine, le ras-le-bol du peuple cubain. Certes, une plume qui pose des questions et demande des réponses. Une plume, enfin, qui dérange et qui fait peur.

Yoani Sánchez est une Cubaine à l’allure frêle. Mais détrompez vous, derrière cette femme menue se cache un volcan d’où jaillissent des sentiments nobles, reflets de son amour et de son attachement pour le pays qui l’a vue naître.

Yoani Sánchez, la plus grande des blogueuses cubaines et l’une des plus connues dans le monde entier, vient de se faire refuser, pour la quatrième fois en deux ans, le droit de sortir du pays par les autorités cubaines. Yoani devait se rendre aux États-Unis cette semaine pour recevoir le prix Maria Moors Cabot de la Columbia University. Elle devait aller ensuite au Brésil pour la présentation de son livre Cuba Libre. Yoani ne peut pas voyager à l’extérieur de l’île depuis le 14 mai 2008 alors qu’on l’empêchait d’aller à Madrid pour recevoir le prix Ortega y Gasset de journalisme électronique, accordé par le journal espagnol El País.

 

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Pourquoi cet acharnement, de la part de ceux qui gouvernent sans partage depuis plus de 50 ans, contre une femme qui ne fait rien d’autre qu’écrire ? Il semble que les éternels guérilleros, qui ne craignaient pourtant pas les balles autrefois, éprouvent maintenant une peur bleue des mots.

À quelques jours à peine des concerts de Juanes et de Manu Chao à La Havane, le premier pour chanter « la paix » et le deuxième pour rendre hommage au Ché, un des droits humains les plus importants vient d’être bafoué et personne ne chante pour protester.

Comme l’exprimait l’écrivain Rafael Rojas : « Refuser à un citoyen la permission de sortir de son pays est une violation d’un droit fondamental. Mais refuser la permission de sortir de son pays à une intellectuelle cubaine internationalement reconnue comme Yoani Sánchez est un acte d’extrême lâcheté. On ne la laisse pas voyager parce qu’on craint sa parole et quand un État craint la parole d’une de ses citoyennes, il fait montre non pas de sa force mais de sa faiblesse. »

Je vous invite à visiter le blog de Yoani,  Generación Y, http://www.desdecuba.com/generaciony ,vous allez connaître bien des choses.

 Victor Mozo ©

 

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