• Accueil
  • > Archives pour décembre 2009

Noël et jour de l’an en prison

Posté par vmozo4328 le 27 décembre 2009

biscet.jpg 

À Cuba, il y a beaucoup de gens en prison. Pour une petite île de 11 millions d’habitants, le fait d’avoir plus de 200 établissements pénitenciers, c’est beaucoup. Il y a ceux et celles qui sont emprisonnés pour avoir commis des délits de droit commun et il y a des hommes et des femmes qui le sont pour des causes politiques, même si le gouvernement cubain nie l’existence de prisonniers politiques. Pour les Castro, penser différemment et l’exprimer publiquement équivaut à être un mercenaire au service des États-Unis. Donc, dans le pays le plus démocratique au monde, au dire de certains, il est interdit de penser autrement. Ou on est pour la révolution, ou on est contre. Il n’y a pas de moyen terme. Ou vous baissez la tête, ou on vous tape dessus. Malgré cela, il y a à Cuba des gens qui ont décidé de ne jamais baisser la tête et ils le payent très cher. 

antunez.jpg

C’est pour cela que, pendant ces jours de Noël et du Nouvel An, je veux leur dire que je pense à eux même s’ils ne me connaissent pas. Je veux leur dire que j’écris ce blogue pour dénoncer ce qu’ils ont déjà dénoncé, surtout que, subitement, depuis quelque temps, ni les journaux, ni les autres médias n’en parlent. En deux mots, ils les ont oubliés. Avant on se bousculait pour les parrainer, maintenant personne ne s’y intéresse. Ils ne sont même pas un fait divers, hélas !

rtemagicckubadarsiferrerdrmedansgargrawbamsjpg.jpg

C’est pour cela que je veux me souvenir de tous les prisonniers du « Printemps noir ». De tous ces journalistes indépendants, auteurs du Projet Varela, qui sont en prison pour avoir voulu promouvoir la paix et le dialogue entre Cubains. Me souvenir du Dr Oscar Elias Biscet, d’Antunez, du Dr Darsi Ferrer, lesquels, parce qu’ils sont Noirs et qu’ils dénoncent un système qui bafoue leurs droits, sont traités avec beaucoup plus de rigueur que les Blancs. De tous ceux et celles, quel que soit le groupe auquel ils appartiennent, qui ne sont pas en ce moment derrière les barreaux mais qui sont constamment harcelés et qui veulent, comme disait Martí, une « patrie avec tous et pour le bien de tous ». 

© Victor Mozo 

Publié dans Amérique latine, Cuba, Politique | 3 Commentaires »

Joyeux Noël !

Posté par vmozo4328 le 24 décembre 2009

pict0080.jpg Avant

NOËL À LA CUBAINE

Non, je ne parlerai pas de recettes, il y en a plein sur l’internet  ! C’es juste pour vous mettre l’eau à la bouche  et vous souhaiter un très joyeux Noël en même temps. Oui, le 24 décembre c’est Nochebuena pour les Cubains. Pour l’occasion, je preparerai le petit cochon à ma façon, mariné avec ma recette secrète. Il y aura aussi du riz et de haricots noirs – le congri -, du plantain et de la yuca (manioc). Le tout accompagné de bons vins espagnols qui ont vieilli 10 ans. C’est le jour aussi où je serai en famille avec ma douce moitié, les enfants et petits enfants. Et il y aura de cadeaux, bien sûr.

Mais j’aurai une pensée pour ceux et celles qui sont loin là-bas, dans la ville et le pays qui m’ont vu naître et qui à cause de quelqu’un qui n’a jamais manqué de rien, devront se serrer encore la ceinture.

pict0005.jpgAprès

Joyeux Noël à tous et à toutes !

Publié dans Cuba, Société | 4 Commentaires »

Le Che a dit

Posté par vmozo4328 le 21 décembre 2009

chdiscurso.jpg 

Voilà ce qui disait ce personnage au visage angélique pour les uns mais terrifiant pour les autres :

La haine comme facteur de lutte, la haine intransigeante de l’ennemi qui pousse au-delà des limites de l’être humain et en fait une efficace, violente, sélective et froide machine à tuer… (Message à la Tricontinentale)

Les exécutions sont non seulement une nécessité pour le peuple de Cuba, mais un devoir imposé par ce peuple. (Lettre à Luis Paredes du 5 février 1959).

Nous avons fusillé. Nous continuerons à fusiller tant que cela sera nécessaire. Notre lutte est une lutte à mort. (Réponse aux questions sur la répression à Cuba. 11 décembre 1965, après son discours devant les Nations Unies.

Les travailleurs cubains doivent petit à petit s’habituer à un régime de collectivisme. En aucune manière les travailleurs n’ont le droit de faire grève. (Octobre 1961).

J’appartiens, de par ma formation idéologique, à ceux qui croient que la solution aux problèmes de ce monde est derrière ce qu’on appelle le « rideau de fer. « 

J’ai juré, devant un portrait de notre vieux et regretté camarade Staline, que je n’aurais pas de repos avant de voir vu ces pieuvres capitalistes exterminées. (Lettre adressée à sa tante Beatriz en 1953).

Ces phrases en disent long sur le personnage. À vous lecteurs et lectrices de tirer vos propres conclusions.


 

Publié dans Amérique latine, Cuba, Politique | Pas de Commentaire »

Dictature à Honduras ?

Posté par vmozo4328 le 18 décembre 2009

zelaya.jpg 

Récemment, le quotidien La Presse, de Montréal, parlait du Honduras. Je dois revenir sur un article que j’ai déjà écrit traitant du peu d’importance que les journaux québécois accordent à l’Amérique latine et faire amende honorable : mieux vaut tard que jamais. J’espère seulement que cette région du monde ne retombera pas dans les oubliettes jusqu’au prochain événement.

Cela dit, les articles de la journaliste Laura-Julie Perreault, publiés sous la rubrique « Le Honduras après le coup d’État » et parus dans l’édition du 12 décembre dernier, me laissent un peu perplexes. Avec tout le respect qu’elle mérite, elle me donne l’impression d’en connaître très peu sur les coups d’État en Amérique latine. Ses réflexions manquent de profondeur. Et pourtant, ce ne sont pas les sources qui manquent. 

Si, d’un coté, je condamne la façon dont M. Manuel Zelaya a été démis de ses fonctions, et surtout la façon cavalière avec laquelle il a été expulsé du pays, je me pose de sérieuses questions sur ce qui a fait qu’une grande majorité du gouvernement hondurien en soit arrivé là. Personne n’explore jamais ce côté des choses dans les journaux d’ici et c’est dommage, cela donnerait plus d’impartialité aux rares articles qui s’intéressent au sujet. 

Pour revenir sur un article de Mme Perreault en particulier, le titre « Le dernier souffle de Wendy » me semble très exagéré quand on connaît le contexte. Je suis désolé pour cette dame, mais de là à en faire une martyre… On parle aussi de morts, mais sans mentionner de chiffres. Il faut faire attention : je me souviens, en 1959, quand Castro est arrivé avec ses barbudos, on imputait 20 000 morts à la dictature de Batista quand en fait, toutes factions confondues, il n’y en avait même pas 1 000.  Un mort, dans ces conditions, c’est toujours un mort de trop, j’en conviens, mais il faut prendre garde de ne pas transformer les dizaines en centaines, ni les centaines en milliers ! Et au Honduras, on est très loin d’un coup d’État à la Pinochet au Chili, ou à la Videla en Argentine. 

La semaine dernière, il y a eu des élections au Honduras. Des élections dûment planifiées, avant même l’expulsion de Zelaya, et le peuple est allé voter malgré les appels de l’ancien président au boycottage. Il reste la question de l’amnistie, certes. Il reste aussi le fait que cela ne doit pas créer de précédent. 

Mais ne l’oublions pas, l’histoire de l’Amérique latine nous apprend que, dans plusieurs pays, ce sont les militaires portés au pouvoir par des coups d’État qui ont fini par appeler aux élections. Élections que le monde entier avait reconnues. Ce sont les plus anciennes et plus cruelles dictatures qui, après avoir accepté des plébiscites et des élections, ont permis à des pays comme le Chili, l’Uruguay et le Brésil de cheminer aujourd’hui en démocratie. Ce n’est même pas le cas au Honduras.   Alors, pourquoi devrait-on condamner les élections  dans ce pays si ailleurs on les avait approuvées ? Ce pauvre Honduras a besoin d’aide, pas d’exclusion ni d’embargo. 

Publié dans Amérique latine, Politique | 4 Commentaires »

123
 

ALLIANCE POUR LA NORMANDIE |
degaulois.justice.fr |
Le blog de marius szymczak |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | venizy pour demain
| BOUM ! BOUM !
| Soutenons le FUDEC