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La blogosphère dissidente

Posté par vmozo4328 le 13 janvier 2010

Yoani Sánchez, la voix la plus percutante de la blogosphère dissidente cubaine, vient de m’autoriser à publier ses articles. Je veux la remercier ici de me faire cet honneur. Merci à toi, Yoani, et à tous les autres blogueurs et blogueuses de Cuba qui parlent sans crainte.

Faire taire un blogueur

La blogosphère dissidente dans Cuba cadenas

Il y a plusieurs années, j’ai lu une étude de l’Organisation Internationale du Travail dans laquelle on estimait que la profession de journaliste était la deuxième plus risquée au niveau mondial, juste derrière celle de pilote d’essai. Je ne sais pas si l’enquête couvrait les chasseurs de crocodiles ou les gardes du corps, mais toute l’étude avait été réalisée dans les années quatre-vingt-dix à une époque où il n’y avait pas encore de blogueurs. Un journaliste à Cuba n’encourt pas les risques des professionnels de la presse dans d’autres pays. Ici on ne tire pas sur les rédacteurs et on ne les séquestre pas ; mais plutôt on empoisonne la profession. Pourquoi éliminer physiquement un individu qui écrit des vérités dérangeantes si la censure peut les annuler d’un trait de plume rouge? Pourquoi le tuer si on dispose de tous les moyens pour l’apprivoiser ? La mort professionnelle n’a pas d’impact sur les statistiques, dans le cas éventuel de ceux -qui comme moi- ont lié leur destin à l’information. Celui qui choisit de se consacrer au journalisme dans ce pays sait que tous les media sont entre les mains du Pouvoir, ou si vous voulez, de l’Etat, du Parti Unique ou du « Leader Maximo ». Il sait qu’il devra dire ce qui est convenable et nécessaire, et qu’il ne sera pas suffisant d’applaudir, s’il ne le fait pas avec dévotion et beaucoup d’enthousiasme. Dans ces cas le risque est énorme pour la conscience.

Depuis plus de vingt ans il existe sur notre île un nouveau type de reporters. L’adjectif « indépendant » les différencie des journalistes officiels. Eux font face à d’autres risques, jouissent d’autres opportunités. Comme on peut le supposer, beaucoup n’ont pas fait d’études universitaires, mais ont appris à raconter ce que dissimulait la presse partisane ; ils sont devenus spécialistes de la dénonciation et ont développé une culture de la face cachée de l’histoire. Au printemps 2003 tout ce qui paraissait n’être que risque et danger s’est transformé en pénalisation. Beaucoup ont été emprisonnés pour des peines de dix, quinze ou vingt ans. La plupart sont encore derrière les barreaux.

Nous, les blogueurs sommes arrivés plus tard, entre autres raisons parce que la technologie ne nous est parvenue que progressivement. Je me risquerais à dire que les autorités n’imaginaient pas que les citoyens auraient recours à un moyen planétaire pour s’exprimer. Le gouvernement contrôle les caméras des studios de télévision, les micros des stations de radio, les pages des revues et des journaux sur le territoire de l’île mais là-haut, hors de sa portée, un réseau satellitaire, diabolisé mais incontournable, offre à qui le souhaite la possibilité « d’afficher » ses opinions de manière pratiquement illimitée. Ils ont mis du temps pour le comprendre mais ils commencent à s’en rendre compte. Ils savent déjà que pour imposer le silence à un blogueur ils ne peuvent pas utiliser les mêmes méthodes que celles qui ont réussi à faire taire tant de journalistes. Personne ne peut mettre à la porte d’une rédaction ces impertinents de la toile, ni leur promettre une semaine à Varadero ou une auto Lada en compensation ; encore moins est-il possible des les acheter avec un voyage en Europe de l’Est. Pour neutraliser un blogueur il faut l’éliminer ou l’intimider et cette équation commence à être comprise par l’Etat, le Parti…le Général,

Traduit par Jean-Claude MAROUBY

Publié dans Cuba, Politique, Société | Pas de Commentaire »

Plus sur le Venezuela

Posté par vmozo4328 le 13 janvier 2010

D’après le président narcissique léniniste de Venezuela, pour paraphraser à Andrés Oppenheimer, Cuba navigue sur une mer de bonheur. Tout semble indiquer que Venezuela veut suivre le même chemin. Voici un autre excellent article, écrit par Anna et qu’on peut trouver aussi dans son blogue, Le Venezuela vue de 7619 km.

dimanche 10 janvier 2010

Un salaire divisé par 2

Plus sur le Venezuela dans Amérique latine Nourin
Hier les vénézuéliens se sont réveillés en ayant perdu la moitié des leurs salaires et la moitié des leurs économies. J’imagine que vous vous demandez comment c’est-il possible du jour au lendemain. Simplement parce que le gouvernement a dévalué notre devise.

Depuis 2003 le gouvernement contrôle l’obtention des divises étrangères au Venezuela et fixe leur taux de change. Il décide qui a le droit d’en acheter et combien. Ceci signifie que les vénézuéliens n’ont pas le droit d’aller à la banque ou à un bureau de change et d’acheter des dollars ou n’importe quelle autre devise étrangère. Par exemple, un vénézuélien qui voudrait voyager à l’étranger doit demander une autorisation et le gouvernement lui autorise l’achat d’une quantité donnée des dollars en fonction de sa destination. Également, les entreprises qu’utilisent des matières premières étrangères doivent avoir l’accord du gouvernement.

Ce n’est pas la première fois qu’un contrôle de change est appliqué au Venezuela. C’est une mesure qui a été prise par différents gouvernements au cours de notre histoire afin d’éviter la fuite des capitaux par temps de crise. C’était le cas en 2003 quand Chavez l’a appliqué, mais c’est la première fois que cette mesure est maintenue si longtemps (en place depuis 9 ans). Il n’y a aucune raison pour que ce contrôle ait été maintenu plus d’un an, et en spéciale en 2008, quand les revenus pétroliers au Venezuela ont été plus élevés que jamais. Mais malheureusement, le gouvernement s’est rendu compte que c’était un excellent outil de contrôle politique.

Aujourd’hui, la situation économique au Venezuela, très dégradée à cause des mauvaises politiques économiques, a obligé le gouvernement à doubler le taux de change de 2,15 bolivars par dollar à 4,30. Alors, ce week-end, les actifs des vénézuéliens viennent de perdre la moitié de leur valeur. Mais ce n’est pas la seule conséquence grave : la corruption et le pouvoir de l’état au Venezuela vont encore augmenter car un deuxième taux de change, plus bas (2,6 $/Bs), est prévu pour certains produits considérés comme prioritaires et c’est l’état qui va décider qui peut acheter des dollars à 2,6 ou à 4,3. Alors, qui pensez-vous qu’aura le droit d’acheter des dollars au taux le plus bas ? Ceux qui osent se prononcer contre la politique de Chavez ? Je suis sûre que ça ne sera pas le cas.

Publié dans Amérique latine, Politique | Pas de Commentaire »

 

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