Play golf!

Posté par vmozo4328 le 18 juin 2011

caricaturasantana10.jpg

Omar Santana El Nuevo Herald

Raul: Te souviens-tu des bui-bui en 1968 ? Ils peuvent les avoir encore, nous on va s’occuper des vraies affaires 

Non, je ne me suis pas trompé. J’ai bien écrit « play golf », comme on dit « play ball » pour marquer le début d’un match de baseball. Je parle de golf parce qu’à Cuba, cette île dont on dit que le socialisme est en train de changer, le golf va devenir le sport roi! Mais seulement pour les touristes fortunés, les amis du régime et quelques membres haut placés de la nomenklatura castriste.

Elle est très loin dans ma mémoire, cette image que je gardais du Camagüey Country Club de 1960, alors réservé à quelques golfeurs qu’on pouvait compter sur les doigts d’une seule main. Je me souviens très bien d’un monsieur, à l’allure très américaine pour l’époque, mettant ses clubs de golf dans sa voiture. Mais ce monsieur n’était pas américain. En fait, c’était un camagueyano qui pratiquait le sport en question. On disait des personnes comme lui que c’étaient des bourgeois et des privilégiés. Et puis, un beau jour, le Country Club ferma ses portes et fut remis aux officiers du Ministère de l’Intérieur à Camagüey. Exit le golf, sport décadent qui définissait la haute bourgeoisie.

Cinquante ans plus tard, le gouvernement de Raúl Castro envisage de construire des terrains de golf partout dans l’île et déjà, des compagnies canadiennes et britanniques ont signé de juteux contrats pour une période de 99 ans. On parle de 14 terrains avec boutiques de luxe et vue sur la mer et la montagne, enfin tout ce qu’il faut pour attirer une clientèle sélect qui pourra s’en donner à cœur joie sur les greens.

Il y a 50 ans, tous les Cubains n’avaient pas accès aux clubs de golf de l’île. Peut-être pourront-ils y entrer bientôt, mais rassurez-vous, ce ne sera pas pour y découvrir un nouveau sport ou se mesurer à leurs pairs; ils y entreront tout au plus comme caddies ou pour entretenir le green qui, soit dit en passant, aura besoin de beaucoup d’eau dans un pays où le précieux liquide se fait de plus en plus rare. Les défenseurs de tout acabit d’un régime qui se moque du peuple appellent ça du changement, moi, j’appelle ça du capitalisme sauvage, réservé à l’usage exclusif des privilégiés du communisme.

Publié dans Amérique latine, Cuba, Politique, Société | Pas de Commentaire »

 

ALLIANCE POUR LA NORMANDIE |
degaulois.justice.fr |
Le blog de marius szymczak |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | venizy pour demain
| BOUM ! BOUM !
| Soutenons le FUDEC