Ma réponse à un article sur le Venezuela

Posté par vmozo4328 le 18 janvier 2016

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Le 8 décembre 2015, le journaliste attitré à la chronique internationale du journal québécois Le Devoir, monsieur Guy Taillefer, publiait l’article intitulé « Promesse d’impasse ».  Après avoir lu ledit article, j’ai envoyé une lettre que je veux maintenant partager avec vous. Je vous prierais de lire attentivement son article et ma lettre. Évidemment, ma lettre n’a pas été publiée, mais après en avoir pris connaissance, monsieur Taillefer a tenu à m’écrire, ce qui a donné lieu à quelques échanges, disons, bien sentis. Finalement, je l’ai invité à parler du sujet en question autour d’une tasse de café, ce à quoi il m’a répondu « pourquoi pas ? ». Donc, j’attends son invitation, ça va de soi. Cela dit, vos  commentaires seront très appréciés. Merci et bonne lecture.

Décidément, M. Guy Taillefer démontre, dans sa chronique du mardi 8 décembre intitulée « Promesse d’impasse » et écrite à la suite des élections parlementaires au Venezuela, qu’il n’a rien compris à la problématique vénézuélienne. Il écrit que « c’est la profonde crise économique que traverse le pays qui est à l’origine de la crucifixion  du PSUV (Parti socialiste unifié du Venezuela). Criminalité chronique, corruption… » et un long et cætera. M. Taillefer devrait aussi mentionner que la crise avait commencé avec l’arrivée d’Hugo Chávez en 1998. Si ça va mal dans ce pays, c’est à cause de cet homme qui a voulu imiter en tout point un autre illuminé appelé Fidel Castro. Il suffit de lire les statistiques pour savoir que tout allait de mal en pis depuis son arrivée au pouvoir : confiscations sans limites, chute de la production et, par ricochet, des exportations, et j’en passe. Quand Chávez est décédé, le pays était déjà en crise. À force de vouloir tout contrôler et de donner des ordres comme dans une caserne, tout s’est mis à dégringoler.

À la fin de sa chronique, M. Taillefer parle de la MUD, ce grand mouvement d’opposition, comme « d’une coalition dont font partie des revanchards appartenant à l’oligarchie ». Allons donc, après 17 ans de gouvernement chaviste, certains groupes populaires seraient devenus des oligarques en puissance ? Vous reprenez les paroles du président Maduro, probablement le président le plus inepte de la planète, qui parle de contre-révolution. Et  à propos de dialogue, s’il y en a un qui a toujours refusé le dialogue, c’est bien le président Maduro. Le Venezuela est gouverné par les représentants de la corruption et du népotisme le plus abject. Malgré une participation historique de 78,3 %, l’élection de 112 députés et une majorité de 2,5 millions de votes, la partie sera difficile pour la majorité parlementaire élue par le peuple. Déjà, Maduro et ses comparses, au lieu d’en appeler à la réconciliation et à la conciliation en vue d’un meilleur avenir, sortent leur langage le plus belliqueux. La revanche, croyez-moi, ne viendra pas des nouveaux élus, mais plutôt d’un gouvernement qui n’accepte pas de perdre.  Impasse il y aura, et elle sera causée par ceux qui gouvernent, pas par les nouveaux parlementaires.

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