L’homme nouveau. Cliquez sur le lien et vous verrez.

Posté par vmozo4328 le 13 avril 2016

 

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Publié dans Amérique latine, Cuba, Politique | 2 Commentaires »

La perreta de Fidel Castro

Posté par vmozo4328 le 4 avril 2016

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 Commençons par expliquer la signification de perreta pour que vous puissiez mieux comprendre. Perreta est un terme très cubain pour décrire l’enfant qui ne veut en faire qu’à sa tête et qui soudainement se met à crier, à se rouler par terre, à donner des coups de pieds parce que c’est lui qui a raison et non ses parents. Nous, les parents, sommes tous passés par là à un moment ou à un autre de notre vie. À Cuba, la plupart du temps, tout rentre dans l’ordre quand on hausse le ton.

Alors, la visite récente de Barak Obama à Cuba et surtout son discours, qui a fait des vagues parmi la population cubaine, ont provoqué chez Fidel Castro une perreta magistrale, aussi historique, dirais-je, que le discours du président américain. Eh oui, ce personnage autrefois tout-puissant, qui n’a jamais toléré qu’on le contrarie, a dû se tordre de rage dans son fauteuil roulant quand il a écouté le discours d’Obama. Sieur Castro a donc fait sa perreta. Pour montrer son désaccord, comme il ne peut plus agiter son index devant les foules obligées de l’écouter, il a écrit – ou, que sais-je, peut-être l’a-t-il dicté –, un mauvais pamphlet qui a été publié dans le quotidien « Granma ». Sieur Castro, dont l’incohérence ne fait qu’augmenter à chacun de ses écrits, a voulu verser son venin. Sauf que cette fois-ci, personne ou presque ne l’écoute ou le lit. Et si on le lit, c’est pour se rendre compte qu’il vit plus dans un autre monde que dans la vraie vie, dans le passé que dans le présent et que son ego le tue à petit feu. Castro, si proche de la tombe et si loin de la réalité.

Sieur Castro disait dans son pamphlet que le peuple cubain n’a besoin de rien, qu’il est capable de tout produire, que le président Obama peut se garder son cadeau. Sauf que de la part d’Obama, il n’a jamais été question de cadeau. Concernant la capacité de production des Cubains, si elle est si bonne, pourquoi alors la levée de l’embargo est-elle si importante? M. Castro, vous parlez toujours au nom du peuple sans jamais lui demander son opinion. Sachez donc que si vous, votre famille et la clique qui vous suit depuis janvier 1959 ne manquez de rien, le peuple, lui, a besoin de pas mal de choses et s’il survit, c’est en partie grâce aux cadeaux que leur envoient les Cubains qui vivent précisément dans la patrie de ce président que vous osez critiquer. On pourrait conclure, après avoir fait un grand effort pour vous lire, que si la connerie et la stupidité pouvaient se mesurer, vous auriez battu tous les records.

On peut être d’accord ou non avec la visite d’Obama dans l’île, mais une chose est certaine, pour une fois, les Cubains sont unanimes, vous n’êtes plus rien! Alors, continuez votre perreta. Je vous en souhaite bien d’autres jusqu’à ce que mort s’ensuive.

 

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Article publié aujourd’hui dans la Presse +

Posté par vmozo4328 le 21 mars 2016

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(Photo) Joe Raedle, Getty images

UNE CARTE POSTALE POUR OBAMA

Tout devient beau et bon à Cuba, pour la visite historique de deux jours du président Barack Obama.

Le peuple cubain, lui, avec cette bonne humeur et la résignation qui le caractérisent, y va déjà de ses commentaires : « Depuis 50 ans que je vis dans ce quartier, je n’avais jamais vu un travail si bien fait », mentionne un homme devant un nid-de-poule énorme qui vient d’être réparé.

« Celui qui veut connaître la route qu’Obama empruntera n’a qu’à suivre le tapis noir de l’asphalte. »

– Un Cubain

« Dommage qu’il ne vienne pas jusqu’au village d’Atarés, les maisons y sont tellement délabrées qu’on ne peut même pas les maquiller avec de la peinture », dit une femme. La Havane se donne des airs de carte postale. On peint, on asphalte, on rénove, on enlève tout ce qui est sale, y compris les mendiants. Journalistes et autres « historiens » s’occuperont de maquiller le reste. Louée soit donc la révolution castriste.

Ouverture totale, fin prochaine de l’embargo pour certains, peur de la mainmise américaine pour d’autres. Soudainement, des présidents, des ministres et des journalistes oublient le passé. Ceux et celles qui élevaient la voix pour s’insurger contre le sort réservé aux opposants ou contre le contrôle excessif du gouvernement sur la population deviennent sourds et muets. « Le passé a été effacé, cet effacement oublié, le mensonge est devenu vérité », écrivait Orwell.

Mais soyons optimistes. La visite d’Obama représente un atout pour ce président qui, selon certains dires, est plus populaire à Cuba que les frères Castro. C’est aussi une façon de faire le plein d’illusions pour les Cubains qui, de tout temps, ont porté les Américains dans leurs cœurs. La jeunesse cubaine continue à voir « l’ennemi impérialiste » comme la vraie solution à tous ses malheurs et ne rêve pour la majorité qu’à partir aux USA. La Yuma, selon l’expression populaire, l’a toujours attirée. Et cette visite met un peu de baume, même si c’est éphémère.

Deux jours, c’est très court pour une visite à Cuba, président Obama, mais je sais que vous ferez de votre mieux. Parfois, en politique, il faut être à la fois avec Dieu et avec le diable. Dommage que vous ne puissiez pas visiter, à La Havane, des quartiers très pauvres comme la Lisa, la Palma, le Cotorro, Palocagao. Tout est planifié pour votre visite y compris la rencontre avec quelques dissidents. Même les spectateurs qui verront avec vous le match de baseball opposant Cubains et Américains ont été triés sur le volet et on exige d’eux de la discipline même si certains n’aiment pas le sport national. Entrée garantie donc pour des membres du Parti et de la Jeunesse communiste. La visite de la première dame a aussi été précédée par des réparations à la hâte et des consignes bien précises au personnel qui la rencontrera. Big Brother is watching you.

La carte postale composée expressément pour le président Obama est belle. Moi, j’en ai une autre, plus triste, celle d’une jeunesse qui fuit le pays, celle d’un pays dont la population vieillit sans espoir, celle où le taux de suicide est le plus élevé en Amérique (16,3 pour 100 000 habitants, selon l’OMS et l’OPS) et où le taux d’alcoolisme est aussi très haut. Consultez les journaux cubains et vous verrez. Bienvenue, monsieur le président, les généraux et les hauts dirigeants qui vous recevront s’en frotteront les mains et crieront victoire. Le peuple, lui, attendra la prochaine vague qui le mènera aux côtes de la Floride. Pour le moment, le gouvernement américain a fait beaucoup de concessions, et c’est très bien. Mais le gouvernement cubain en fera-t-il autant ?

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GÉNÉRATION O

Posté par vmozo4328 le 7 mars 2016

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Photo Alexandre Meneghini/Reuters

Eh oui, le président Barak Obama, le premier président noir (dois-je dire à moitié noir, suivant l’idée de mon ami noir Ramón Colas, car la mère d’Obama était blanche), visitera l’île de Cuba très prochainement. Qui aurait pu dire que cela arriverait un jour, n’est-ce pas ? Mais la vie est comme ça et pour un politicien, s’il y a quelque chose qui prime avant tout, c’est bien l’enjeu politique rehaussé d’une pincée d’égocentrisme. Car
M. Obama veut avant tout laisser sa marque. On s’en fiche que ce soit pour le bien d’un peuple ou plutôt pour ce qu’on en dira. Il ne sera pas le premier politicien à le faire et il ne sera pas le dernier non plus.

Le président noir remarquera-t-il, à son arrivée à Cuba, que très peu de Noirs parmi les dirigeants iront lui serrer la main? C’est simplement que les hauts dirigeants cubains sont plus blancs que blancs. Bien sûr, un Noir plus que noir, M. Esteban Lazo, sera parmi ceux qui iront serrer la pince à l’illustre invité. Comme son prédécesseur dans le parti communiste, le commandant Juan Almeida Bosque sera là pour représenter tous les Noirs de l’île. Ajoutons aussi la fanfare de l’armée, composée en grande partie de Noirs; il ne faut pas les oublier, ceux-là. Mais laissons de côté les couleurs de la peau, je ne veux pas qu’on me traite de raciste.

Le président Obama arrive à Cuba et si autrefois les Cubains ne pouvaient pas sentir les États-Unis d’Amérique, du moins en public, et qu’ils criaient à tue-tête « Cuba sí, yankees no », maintenant ils crieront le contraire: « Cuba si, yankees también (aussi) », n’est-ce pas? Sacrés compatriotes cubains, un jour avec Dieu et le lendemain avec le diable, et ainsi en sera-t-il pour des décennies et des décennies, amen.

Comme à l’habitude, on peint et on répare à la hâte, car tout doit être beau pour faire bonne impression. Peut-être les Cubains agiteront-ils des petits drapeaux américains. Peu importe, il suffit de voir certains Cubains et Cubaines arborant fièrement le drapeau étoilé et même l’aigle impérial sur leurs vêtements. Les Cubains ont toujours porté l’éternel ennemi dans leur cœur. Sinon, allez leur demander dans quel coin de la planète ils aimeraient vivre. La réponse ne se fera pas attendre. Pas en Bolivie, pas au Venezuela, pas en Équateur. Non, non, aux États-Unis, chez ce monstre impérialiste qu’on enseignait aux enfants à haïr depuis l’école primaire.

Après cette visite de deux jours, quand Obama repartira, on se nourrira d’illusions pendant quelque temps, puis viendra le désenchantement, comme d’habitude. Mais tout ne sera pas perdu pour mes compatriotes puisque l’idée leur restera qu’au paradis des racistes – selon la bible castriste – un Noir est arrivé à se faire élire président, et neuf mois plus tard, le souvenir de cette mémorable visite se transmettra à jamais aux nouveaux rejetons de la révolution. Bienvenue donc aux Obama, Obamito, Obamita, Barak, Barakito et pourquoi pas Michelle, pour faire honneur à la première dame. La génération O vient de commencer. Le meilleur de tout ça, c’est que les enfants ne voudront plus être comme le Ché (ils n’ont jamais voulu l’être, d’ailleurs) et au lieu de crier chaque matin avant d’aller en classe: « Pioneros por el comunismo seremos como el Ché », ils crieront: «  Pioneros por el capitalismo seremos como Obama. »

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