Trois-Rivières

Posté par vmozo4328 le 10 septembre 2010

J’ai toujours aimé les vieilles villes où l’on respire l’histoire à pleins poumons. J’aime leurs rues étroites. Que ce soit Séville ou Carcassonne, Zurich ou Trois-Rivières, ces lieux me rappellent ma vieille ville, celle où je suis né, Camagüey, à Cuba. J’ai plaisir à me promener sans me préoccuper du temps qui file et sans me demander s’il fait chaud ou froid. J’apprécie le calme de certaines heures quand la ville se laisse aisément visiter. Le vieux quartier de Trois-Rivières fut ma dernière découverte, et croyez-moi, si petit soit-il comparé avec le Vieux-Québec ou le Vieux-Montréal, il a lui aussi son charme, ses légendes et son histoire ; il est surtout riche d’un beau patrimoine religieux. Mais je ne vous raconterai pas l’histoire de Trois-Rivières, je laisse cela aux historiens et autres savants, que vous pouvez consulter très facilement sur Internet. En revanche, je vous laisse quelques photos à regarder, accompagnées de quelques petits commentaires.

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Chapelle et couvent des Ursulines

La chapelle et une partie du couvent peuvent être visitées. Dommage par contre, qu’on ne puisse pas prendre des photos. La chapelle est une vraie œuvre d’art.

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Trois-Rivières est aussi la capitale de la poésie.

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José Marti, le plus grand de Cubains

Posté par vmozo4328 le 28 janvier 2010

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SIMPLES VERS

Du tyran ? Du tyran

Dis tout, dis plus encore ! Et cloue

D’une main esclave en furie

Le Tyran à son infamie.

De l’erreur ? De l’erreur

Dis le repaire, les sentiers

Obscurs : dis tout ce que tu peux

 Et du tyran et de l’erreur.

De la femme ? Ah ! de sa morsure

Tu pourrais bien mourir un jour;

Pourtant, ne ternis pas ta vie

En disant du mal d’une femme !

Poésie cubaine du XXe siècle

Édition bilingue Claude Couffon Les éditions Patiño 1997

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Poésie : Heberto Padilla (1932-2000)

Posté par vmozo4328 le 17 décembre 2009

hpadilla.jpgPhoto Google 

LE DISCOURS DE LA MÉTHODE

Si une fois terminé le bombardement,

alors que tu marches dans l’herbe qui a autant de chance

de pousser parmi les ruines

      que sur la mitre de ton Évêque,

tu es capable d’imaginer que tu ne vois pas

ce qui va immanquablement se dérouler devant tes yeux,

       ou que tu n’entends pas

ce que pourtant il te faudra entendre longtemps encore;

      ou (ce qui est plus grave)

si tu penses que l’astuce ou le bons sens te suffiront

pour éviter qu’un jour, rentrant chez toi,

tu ne trouves plus qu’un fauteuil brisé parmi un tas de

      livres déchirés,

   je te conseille de courir sans demander ton reste,

   d’aller chercher un passeport,

   un mot de passe,

   ou d’invoquer un fils infirme, n’importe quoi

qui puisse te justifier auprès d’une police pour l’heure

      malhabile

   (car elle est constituée de paysans

   et de manœuvres)

   et de prendre le large à tout jamais.

Fuis par l’escalier du jardin

      (surtout sans être vu).

N’emporte rien.

      Il ne te servira à rien

d’avoir un manteau, des gants, un nom de famille,

ou même un lingot d’or, un vague titre.

Ne perds pas de temps

      à sceller tes bijoux dans la cache d’un mur

      (ils le découvriront de tout façon).

Ne cherche pas à mettre tes papiers à l’abri dans la cave

      (les miliciens sauront plus tard les retrouver).

Méfie-toi de ta domestique la plus dévouée.

Ne remets pas tes clefs à ton chauffeur, ne confie pas

ta chienne au jardinier.

Ne te berce pas d’illusions en écoutant sur ondes courtes

      les nouvelles.

Arrête-toi devant la glace la plus haute de ton salon,

      tranquillement,

   et contemple ta vie,

   regarde-toi tel que tu es,

   tu n’en auras plus l’occasion.

Déjà ils enlèvent les barricades dans les parcs.

Déjà ceux qui ont pris d’assaut le pouvoir montent à la tribune.

Déjà le chien, le jardinier, le chauffeur et ta bonne

      son là-bas en train d’applaudir.

                                               (Hors-jeu 1968)

Extrait du livre Poésie cubaine du XXe siècle

Traduction Claude Couffon, Éditions Patiño

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Un peu de poésie: Gastón Baquero

Posté par vmozo4328 le 26 novembre 2009

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LORSQUE JE SENS MON FANTÔME FUTUR 

 Lorsque je sens mon  fantôme futur

sous le déguisement de ce corps où je loge,

je ne sais jamais trop si je vis ou je meurs

et si je suis une ombre ou si corps j’ai été.

 

Je marche dans la ville, je la reconstruis

jour après jour, lorsque je la contemple en vain;

et puis je la reperds, et me voilà qui fuis

en protégeant ma rêverie avec ma main.

 

Je me heurte à moi-même et je me reconnais

tout rempli par la mort et tout d’ombre bâti;

je ne suis plus, je sais, j’interroge et n’obtiens

 

rien d’autre que de savoir que je ne sais rien

de ce mort à venir qu’aujourd’hui je conduis

sous le déguisement de ce corps où je loge.

(Poèmes 1942)

Poème extrait du livre Poésie cubaine du XXe siècle (1997)

Traduction de Claude Couffon

 

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