Trois-Rivières

Posté par vmozo4328 le 10 septembre 2010

J’ai toujours aimé les vieilles villes où l’on respire l’histoire à pleins poumons. J’aime leurs rues étroites. Que ce soit Séville ou Carcassonne, Zurich ou Trois-Rivières, ces lieux me rappellent ma vieille ville, celle où je suis né, Camagüey, à Cuba. J’ai plaisir à me promener sans me préoccuper du temps qui file et sans me demander s’il fait chaud ou froid. J’apprécie le calme de certaines heures quand la ville se laisse aisément visiter. Le vieux quartier de Trois-Rivières fut ma dernière découverte, et croyez-moi, si petit soit-il comparé avec le Vieux-Québec ou le Vieux-Montréal, il a lui aussi son charme, ses légendes et son histoire ; il est surtout riche d’un beau patrimoine religieux. Mais je ne vous raconterai pas l’histoire de Trois-Rivières, je laisse cela aux historiens et autres savants, que vous pouvez consulter très facilement sur Internet. En revanche, je vous laisse quelques photos à regarder, accompagnées de quelques petits commentaires.

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Chapelle et couvent des Ursulines

La chapelle et une partie du couvent peuvent être visitées. Dommage par contre, qu’on ne puisse pas prendre des photos. La chapelle est une vraie œuvre d’art.

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Trois-Rivières est aussi la capitale de la poésie.

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La ville des églises

Posté par vmozo4328 le 6 novembre 2009

                      sanjuandedios.jpgÉglise de San Juan de Dios

J’aimerais parler de Montréal où on trouve des églises quasiment à tous les coins de rue. Même si je n’y habite pas, Montréal est devenue « ma ville ». Dans un temps pas très lointain encore, j’allais y travailler tous les jours. Alors, pendant les pauses, je m’y promenais et le son des cloches d’une église parvenait parfois à mes oreilles. Mais de quelle église cela venait-il ? Seulement autour de mon lieu de travail, il y en avait trois et si je m’aventurais un peu plus loin, je pouvais apercevoir le clocher d’une quatrième.

                      altarsanjuandedios.jpgAutel San Juan de Dios

Montréal et ses églises s’enracinent tranquillement en moi,  laissant un souvenir pour l’avenir et me rappelant un passé, celui de ma ville, Camagüey, qui m’a vu naître il y a presque 60 ans et qu’on appelle, comme Montréal, la ville des églises. (En fait, on disait de Montréal que c’était la ville aux cent clochers)  Dans ma ville natale, on pouvait entendre sonner en même temps les cloches de plusieurs églises appelant à la messe le dimanche matin. Je me souviens, n’étant alors qu’un petit enfant,  des cloches de la cathédrale, à cinq minutes de marche de chez moi, et des cloches de l’église de Saint-Jean-de- Dieu, encore plus près, laquelle communiquait autrefois avec un hôpital pour enfants, qui servait aussi de couvent à des carmélites et qui était dirigé par une vieille dame d’origine espagnole, toujours vêtue de noir. Je me souviens de deux religieuses, sœur Maxima, qui avait provoqué mes cris après m’avoir fait une piqûre de pénicilline, et sœur Teresa Maria, avec ses yeux bleus et son visage d’ange, qui me souriait toujours.

                                                                    catedraldecamaguey.jpgCathédral de Camagüey

Oui, je marche dans les rues de Montréal et je pense à ma ville, plus petite certes, mais pour moi grande et belle. Je parcours mentalement ses rues et ses innombrables ruelles, et je passe, chemin faisant, devant l’église de Las Mercedes,  là où convergent les rues Estrada Palma, Independencia et Cisneros. Je continue ma marche,  et juste à deux pas, se trouve l’église de La Soledad entre les rues Estrada Palma et República.  Ces deux dernières d’architecture baroque. Sauf dans deux églises d’architecture gothique,  San José et Sagrado Corazón, le baroque s’impose dans les églises de ma ville. 

                                    iglesiadelasoledad.jpgÉglise de la Soledad

 

Oui, à Camagüey, en un rien de temps on peut passer devant les dix églises les plus grandes de la ville. Il suffit de quitter la cathédrale par sa porte principale pour se retrouver face à la rue qui mène à l’église del Santo Cristo del Buen Viaje, à l’entrée du cimetière. Si on sort par la porte latérale de la rue Luaces, à trois coins de rue, se trouve le Sagrado Corazón et si on décide d’emprunter la rue Cisneros, toujours par la porte principale, celle-ci nous mènera à l’église de La Caridad. Et pour finir dans ce secteur, après être passé par d’autres rues étroites, calquées peut-être un peu sur celles de Séville, on arrive à l’église Santa Ana, possiblement la plus ancienne de ma ville. Je n’oublierai pas de mentionner l’église Del Carmen, autour de laquelle de petites ruelles s’entrecroisent.  Si je me force un peu, car c’est la plus éloignée, en empruntant la rue República, j’arrive à l’église San José, gothique, plus moderne, située sur La Avenida de los Mártires, près d’une école secondaire, autrefois l’ancien collège des Frères Maristes. 

Oui, passer devant ces églises à Montréal me rappelle sans cesse ma ville.  Comment l’oublier ! Derrière la plupart des églises de ma ville, il y a des siècles d’histoire. Ce n’est pas pour rien que Camagüey a été déclarée patrimoine de l’humanité. Il me semble que je sens encore l’odeur de l’encens et du bois précieux des sacristies. Je sens aussi que je suis Cubain, même si des gens malintentionnés m’ont déjà dit en public que je ne le suis plus. Comment pourrais-je cesser de l’être ?  

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La Patronne de Cuba

Posté par vmozo4328 le 8 septembre 2009

                                                                      virgendelacaridaddelcobre.jpgPhoto Blog el Lugareño

Je dirais qu’aujourd’hui je me sens Cubain d’une autre façon. Je m’éloigne donc de la politique pour parler d’un symbole religieux très cher au cœur des Cubains. La raison en est simple : c’est le 8 septembre, fête de la Virgen de la Caridad, la Vierge de la charité, patronne de Cuba et patronne de tous les Cubains, croyants et non-croyants, communistes et non-communistes. Malgré les milliers de kilomètres qui me séparent du petit village de El  Cobre, où se trouve son sanctuaire, je me sens là, tout près.       

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Je me souviens de mes années de séminariste, quand on allait la visiter au moins deux fois par semaine, le samedi pour chanter le Salve Regina et le dimanche pour la messe. Le sanctuaire est, certes, chargé de solennité et d’histoire. Bien des Cubains, du plus riche au plus humble, de l’érudit à l’illettré ont rendu visite à la Virgen del Cobre et tous se sont inclinés. Depuis que tu es apparue à trois jeunes, en 1612, bien des gouvernements sont passés, d’autres passeront, mais toi, Virgen de la Caridad, je sais que Tu seras toujours là pour ton peuple.   

La statue de la vierge est petite, mais elle apparaît grandiose pour tous ceux et celles qui la contemplent. Moi, je continue à la voir de tout près. Plus je m’éloigne, plus elle se rapproche de moi. Je vois la verdure et les montagnes qui l’entourent. Je sens l’encens et j’écoute les cantiques. Je marche sur des petits cailloux de cuivre, je continue à marcher et j’entre au sanctuaire. Elle est là et elle me regarde, Virgencita del Cobre, flor de la Sierra

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